Alain et Fina : Pérou et Bolivie

Nos golfeurs du bout du monde :

Alain et Fina Campo sont partis pour un long périple à travers les amériques.

Ils nous envoient régulièrement de leurs nouvelles.

Résumé du parcours des épisodes précédents : Canada, USA, Mexique, Bélize, Guatemala, Canada, Guatemala, Colombie, Equateur, Pérou, ...

 

Pérou 1 :

Depuis que nous avons passé la frontière avec le Pérou les choses deviennent un peu plus compliquées. La partie Cordillère du Pérou est très pauvre, les villages sont loin de tout et il est difficile de trouver les produits basiques. Pour les fruits et légumes l'approvisionnement est correct. Le réseau internet nous rappelle le minitel, la wifi est un mot quasi inconnu. Certains versants de la cordillère n'ont en cette saison que 2 à 3 heures d'eau courante par jour. Heureusement en altitude, il y a toujours des sources où l'on peut ravitailler en eau.

Pour le camion, nous n'avons pas intérêt à tomber en panne, les « garages » sont souvent à plusieurs heures de route. Nous avons fait l'expérience pour réparer une crevaison lente et cela a été folklorique, malgré tout la réparation a été très bien faite, nous commençons à avoir l'habitude et plus rien ne nous étonne.

Il va falloir tout prévoir au niveau du gaz, les point de remplissage sont très éloignés les uns des autres. Pour le carburant par contre il n'y a pas de problème.

Les conditions d'hygiène sur les marchés sont de pire en pire. Les Péruviens ont l'habitude de tout jeter à terre et les gens sont quand même assez sales sur eux. De plus, ils ont l'habitude de cracher à longueur de journée (tout comme en Équateur). Pour eux cela est normal, nous allons devoir nous y faire.

Les Péruviens sont agréables et serviables, la police est sympa et nous nous sentons en sécurité. Les populations andines sont intimidés par notre présence, ils n'ont pas l'habitude de voir les touristes, qui pour la plupart restent sur la côte, Cuzco et Machu Picchu. L'accès à la cordillère est compliqué, mais les routes sont d'une beauté incroyable.

Nous sommes ravis du choix de notre camion, il monte partout et aucune pente ne lui résiste, nous l'avons fait monter jusqu'à 4.900 mètres où l’oxygène est rare, sans qu'il ne montre le moindre essoufflement, nous allons regretter notre petit camper.

Notre premier aperçu du Pérou est très positif. Nous n'avons fait que quelques kilomètres de la côte nord (très agréable et assez propre), mais il paraît que plus au sud c'est extrêmement sale. Nous y passons dans quelques jours, nous verrons bien. Quant aux paysages, ils sont magnifiques, le dépaysement est assuré. Nous poursuivons la route avec bonheur et attendons Marie-Alexandra, qui va nous rejoindre en Septembre pour faire un bout de chemin avec nous en Bolivie.

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Pérou 2 :

Bonjour,

Nous quittons la région côtière, qui s'étire sur environ 3 080 km. Elle représente à peine 11 % du territoire péruvien, mais rassemble plus de la moitié de la population nationale (la moitié la plus riche).

Cette bande désertique et rocailleuse est coincée entre l'océan Pacifique et la cordillère des Andes, elle est coupée par endroits par des rivières descendant des Andes, dont les vallées dessinent des véritables oasis où poussent la canne sucre, le riz et le maïs et une grande variété de fruits.

Nous avons alterné le bord de mer avec la sierra, la fameuse cordillère des Andes avec son Altiplano, dont les montagnes les plus élevées se situent dans la Parc national Huascaran, celles-ci culminent à plus de 6 000 m. Le relief accidenté et les températures basses en font un milieu relativement inhospitalier. La sierra occupe un tiers du territoire pour environ... un tiers de la population.

Pour accéder à cette région, nous devons emprunter des pistes ou des routes extrêmement étroites (souvent impossible de se croiser), mais le spectacle est toujours au rendez-vous, que ce soit les paysages, les villages perdus ou bien les gens, tout est hors du commun. Cela crée parfois des montées d’adrénaline et quelques frayeurs, mais laisse surtout des souvenirs inoubliables .

Chaque fois que nous empruntons une piste c'est l'inconnu, demander des renseignements est mission impossible, les gens connaissent à peine les pistes et la police pas plus. De toute façon pour eux toutes les routes sont bonnes et dans la mesure où 2 vaches passent de front c'est qu'on peut y aller tranquille ! Certaines sont très peu fréquentées, nous partons toujours avec le plein d'eau et d'essence, idem pour la nourriture, il faut être prudent. Une panne de voiture peu impliquer de rester sur place au mieux quelques heures, au pire quelques jours. Ici le service dépannage n'existe pas, il faut se débrouiller par ces propres moyens.

A cette période de l'année, le temps est ensoleillé et sec en montagne. Les températures chutent brutalement au coucher du soleil et il gèle à partir de 4,500 m toutes les nuits. En bord de mer, le temps est souvent couvert et frais. Contrairement à l’Équateur, où la météo est très instable, ici au Pérou l'hiver et l'été sont très marqués.

À bientôt,

Fina et Alain

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Pérou 3 :

Bonjour,

Nous continuons notre route en passant par le Canyon del Pato, nous traversons pas moins de 38 tunnels étroits, la route grimpe et nous longeons toujours le Rio Santa situé 200 m plus bas au fond du canyon del Pato que nous surplombons désormais.

Pas de barrière ni de garde fou, nous sommes parfois proche de la falaise, frissons garantis à certains moments !!! C’est fou aussi ce qu’on se sent tout petit dans un tel paysage.

Après le Canyon, nous traversons de ravissantes vallées enclavées entre les deux chaînes de montagne, la Cordillère Blanche et la Cordillère Noire.

On peut observer dans toute la région, les sommets les plus spectaculaires, parmi lesquels le Huascarán (6768 m), le pic le plus haut du Pérou. La lagune Paron une des plus belles lagunes de la cordillère blanche. Ses eaux d’une intense couleur turquoise ont pour environnement un ensemble spectaculaire de monts enneigés, dont le Huandoy (6395m), le Caraz (6025 m), le Chacraraju (6112m) et l’Artesonraju (6025 m).

Bien sûr, nous n'oublions pas la séance boucherie, nous y sommes habitués mais malgré tout nous trouvons toujours des scènes qui nous surprennent, il faut avoir l'estomac solide pour se promener sur les marchés.

A bientôt

Fina et Alain

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Pérou 4 :

Bonjour,

Nous sommes toujours dans La Cordillère Blanche qui doit son nom à ses neiges éternelles , c'est la cordillère tropicale la plus haute du monde et l'un des massifs montagneux les plus connus des spécialistes. Elle possède le sommet le plus élevé du pays, le Huascaran ( 6769m ) et parmi ses 300 montagnes, 27 dépassent les 6000 mètres. Cet endroit des Andes est d'une beauté tout à fait exceptionnelle.


Vous vous doutez bien que nous avons saisi l'occasion pour faire des randos, à force de dormir à plus de 3.500 mètres nous nous sommes habitués à l'altitude et croyez nous, nos efforts sont récompensés par la beauté des paysages.

A bientôt, Fina et Alain

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Pérou 5 :

Au Pérou, le meilleur côtoie le pire : des montagnes à perte de vue avec des paysages fantastiques et à côté de ça des décharges sauvages, non seulement à l'approche des grandes villes, mais aussi en altitude dans les endroits les plus reculés.

Pour eux c'est simple, on balance les déchets par la portière de la voiture, on pose les poubelles n'importe où et bien sûr les chiens seront ravis de les éparpiller partout. Les Péruviens crachent à longueur de journée (hommes,  femmes, enfants), même quand ils vous parlent !! On ne raconte pas les marchés et les conditions d'hygiène des restaurants, c'est de loin le pire que nous ayons vu jusqu'à présent. Les Péruviens sont vraiment des gens très, très sales.

Côté conduite, on pensait avoir tout vu avec les Colombiens, nous étions loin du compte. Ils ne respectent rien, n'y personne, la règle est simple : coup de klaxon pour signaler qu'on arrive et qu'il faut laisser le passage, on fonce aussi bien sur les voitures que sur les piétons. D'ailleurs pour avoir le permis il suffit de l'acheter, ensuite on voit le résultat sur les routes. Le code de la route et le moindre savoir vivre sont ici des notions totalement inconnues. La police n'est là que pour contrôler les papiers, d'ailleurs quand ils conduisent, ils sont pareils.

Par ailleurs, les Péruviens sont très politisés et leurs campagnes politiques se font à coup de pinceau sur les  façades des maisons, une maison sur deux est peinte avec des slogans. Les villages les plus reculés sont totalement défigurés par ces peintures. On se demande simplement comment ils n'ont pas honte d'eux-mêmes.


C'est vraiment dommage parce que le Pérou a beaucoup d'atouts. C'est un pays qui a su garder ses traditions, les femmes sont habillées avec leurs habits traditionnels et ce différemment dans chaque région. Lorsque l'on est dans la sierra, l'on se croirait revenu 100 ans en arrière, on est vraiment dépaysé. Ils travaillent comme autrefois sans machine et font quasiment tout à la main.

Depuis le début du voyage, c'est la première fois que l'on voit un tel décalage aussi bien économique que social, la pauvreté est bien réelle dans les montagnes. Beaucoup d'enfants ne sont pas scolarisés et sont livrés à eux mêmes. Les femmes travaillent très dur en portant de lourdes charges, les enfants participent à toutes les tâches quotidiennes depuis leur plus jeune âge.

C'est un pays que nous aimons, nous nous y sentons bien, les gens sont très accueillants même si parfois nous avons du mal à communiquer, en montagne ils parlent le Quechua et très mal l'Espagnol. Pour l'anecdote, lorsque nous passons dans des villages reculés avec notre camper, ils pensent que nous sommes des médecins avec notre « ambulance ». Ils ne voient que rarement des Gringos, à cause des accès difficiles et de l'éloignement des plus importants lieux touristiques. On se sent toujours les bienvenus.

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Pérou 6 :

Nous continuons notre route en traversant par la Cordillère des Andes. Montagnes et vallées se succèdent. Exceptionnellement en cette saison, nous avons de la neige au-delà de 4,000 m. Pour nous rien de bien méchant,  mais cette fois les chauffards Péruviens sont tétanisés, plus personne au-delà de 20 km/h.

Ici la population vit quasi exclusivement de la terre. Sur les routes, nous croisons plus de lamas, d'alpagas et d'ânes que de voitures. Les villages, où la plupart des femmes portent de chatoyants costumes, s'animent les jours de  marché. Les traditions restent vivaces et la vie semble ne pas avoir changé depuis des siècles et reste rythmée par d'innombrables festivités. Nous sommes toujours très, très bien accueillis.

Depuis que nous sommes au Pérou, c'est à Cuzco où l'on se sent vraiment touristes, les étals de souvenirs encombrent les rues, vous êtes sollicités en permanence, malgré tout nous apprécions cette ville qui est une des plus belles du Pérou.

Cuzco, qui signifie "le nombril" en Quechua. est sans aucun doute une des villes les plus fascinantes de la sierra péruvienne. Son architecture, contrastée entre le style espagnol et la solidité des fondations des monuments incas, lui confère une beauté unique. La caractéristique la plus frappante de Cuzco est son architecture, d'énormes murs aux pierres parfaitement ajustées sans aucun mortier témoignent du génie artistique et technique de ce peuple, c'est un exemple typique de la fusion entre les cultures inca et espagnole.

La Vallée Sacrée regroupe d’innombrables sites archéologiques. Nous ne sommes pas très fans mais nous allons les parcourir tous en prenant soin d'arriver bien avant ou bien après les bus touristiques, qui ne manquent pas dans cette zone. Nous en apprécierons certains (Sacsayhuaman, Pisaq, Ollantaytambo, Chinchero) , d'autres nous laisseront totalement indifférents (Qendo, Puka Pukara, Tambomachay, Moray).

 

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Pérou 7 :

Notre coup de coeur de la semaine aura été pour las Salinas de Maras dans la région de Cusco en pleine cordillère des Andes : quelques 4000 bassins taillés sur le flanc d'un vallon encaissé et dont les plus anciens datent d'avant les incas, les plus récents étant offerts à chaque nouvelle naissance.

Ces salines sont alimentées par un rio salé venant des montagnes. Le sel récolté (50kg par mois et par bassin) sert pour les 2 premiers cm à l'alimentation humaine,la 2ème couche de 2cm à l'alimentation animale et la 3ème couche de 2cm environ pour le tannage du cuir. Un spectacle qui vaut le détour.

En dehors des sites touristiques, nous retrouvons un Pérou rural et authentique, toujours l'immensité de l'altiplano avec ses troupeaux d'alpagas qui pâturent sur des prairies à perte de vue à plus de 4.000 m d'altitude.

Nous ne pouvions pas quitter le Pérou sans aller au Machu Picchu, nous n'avons pas eu l'effet surprise escompté. En effet, c'est la copie conforme des photos que nous avons tous vu à maintes reprises avec le site inca et son rocher huana pichu, ce n'est pas le coup de coeur, contrairement a beaucoup d'autres lieux du Pérou.

Machu Picchu a probablement été la création urbaine la plus stupéfiante de l'Empire inca à son apogée : murailles, terrasses et rampes gigantesques sculptent les escarpements rocheux dont elles paraissent le prolongement. Il faut dire que tout a été bien restauré.

Pour voir le site de haut, nous sommes montés à la Montaña Machu Picchu qui surplombe les ruines, 1 heure de grimpette sur des hautes marches irrégulières et glissantes en bordure de falaise et le tout couronné d'une chaleur étouffante, la vue mérite les efforts.

Nous poursuivons le chemin le long de la Vallée Sacrée, qui regorge d'une multitude de sites incas, nous nous arrêterons dans la plupart, mais comme on dit : « il y a à boire et à manger » . Les sites naturels restent à notre avis les plus beaux atouts du Pérou ...

A bientôt

Fina et Alain en Camper

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Pérou 8 :

Nous faisons un détour par le canon de Colca , le 2e plus profond canyon du monde. Disons le tout de suite, rien de comparable avec le Grand Canyon d'Arizona, qui est bien plus spectaculaire. Le dénivelé du canyon de Colca est de 3 400 m et s’étend sur une centaine de kilomètres et ressemble plus à une vallée qu’à une gorge. Ce qui fascine aussi, ce sont les milliers d’hectares de terrasses (andenes) sculptées dans la montagne, dans les sites les plus sauvages et les plus escarpés. Nous bivouaquons en bordure de canyon pour être sur place à 7h00 du matin pour admirer les condors.

En effet, de 7h00 à 9h00, le soleil réchauffe le bas de la falaise et crée ainsi des courants ascendants que les condors utilisent pour planer. Le « show volant» dure jusqu'à 9h00 ensuite tous les condors disparaissent subitement jusqu'au lendemain !!

Nous poursuivons la route toujours sur l'altiplano. Nous ne quitterons plus ces altitudes entre 3,500 et 5,000 m avant plusieurs semaines. En journée, le soleil tape fort et nous réchauffe mais les nuits sont très froides. Audelà de 4,000 m, il gèle toutes les nuits. Nous avons acheté des renforts en couvertures et nous dormons avec le bonnet et les chaussettes en pure laine d'alpaga.

Fini les fruits exotiques qui faisaient partie de notre menu depuis le début de notre périple, ici nous trouvons que des oranges, des bananes et pour les légumes nous nous contenterons de patates, yuca et toute sorte de graines comme le quinoa. Par contre depuis que nous sommes partis, c'est le premier pays qui produit des fromages de bonne qualité et du pain cuit au feu de bois qui ressemble un peu à notre pain. Cela tombe bien !! La population est vraiment très pauvre, les gens vivent dans des maisons faites d'adobe ( terre mélangée à de la paille ) et les maisons ne sont pas chauffées !!

Pour les habits, les femmes superposent plusieurs couches de jupes et de pulls avec de gros collants en laine et paradoxalement elles sont chaussées de petites sandales, le tout agrémenté d'un châle qui sert à transporter de lourdes charges . C'est dur d'être femme au Pérou !

Notre dernière halte Péruvienne se fait à Puno, arrêt obligatoire pour qui veut profiter du lac Titicaca et de ses célèbres îles flottantes. C’est aussi pour nous la dernière ville étape au Pérou avant le passage en Bolivie. Les fameuses îles flottantes uniques au monde sont habitées par quelque 2000 personnes. Elles sont constituées d’une couche compacte de roseaux (totora) de 5 m d’épaisseur, chaque île est ancrée au fond de l’eau par des poteaux en eucalyptus pour éviter qu’elle ne dérive avec le vent. La durée de vie est d’environ 50 ans, mais régulièrement ses habitants doivent rajouter une couche de roseaux. A l’origine les Uros s'étaient installés ici pour fuir les incas.

A bientôt, Fina et Alain

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Bolivie 1 :

Nous quittons le Pérou pour la Bolivie en passant par le lac Titicaca en empruntant le bac car la route est coupée. En tant que Gringos, nous ne sommes pas très rassurés d'embarquer sur ce bac bricolé à la Bolivienne avec aucune mesure de sécurité, mais comme d'habitude tout se passe très bien.

Copacabana (station balnéaire, célèbre pour sa vierge qui a donné son nom à l'éponyme plage brésilienne) sera notre premier bivouac Bolivien sur le bord du lac. Le week-end des centaines de personnes viennent en famille aussi bien du Pérou que de Bolivie faire bénir leur voiture afin d'être protégés des accidents (indispensable pour les Péruviens!!), d'autres viennent pour faire des voeux et font des offrandes à la vierge de Copacabana.

Marie-Alexandra nous rejoint à la Paz pour faire une partie de la Bolivie avec nous. Dés son arrivée, cap vers le sud et le Salar d'Uyuni qui couvre 10,582 km² de l'Altiplano au sud-ouest de la Bolivie ; c'est le plus grand désert de sel du monde et aussi le plus haut (3550 m). Le sol est entièrement composé de différents sels, principalement du bon vieux chlorure de sodium, sur une épaisseur de plusieurs mètres (jusqu'à 120 mètres) . En fait, d'après les dernières estimations, ce désert abrite au moins 40% des réserves mondiales de lithium, soit environ 9 millions de tonnes ; un joli pactole resté inexploité jusqu'à présent.

Ce désert est le vestige d'un marais salant géant, formé par l'assèchement progressif d'un lac préhistorique, qui recouvrait l'ensemble de la région . Ce lac mesurait environ 200 kilomètres de large pour 400 kilomètres de long, soit environ deux fois la surface du lac Titicaca. La région a connu un changement climatique, passant lentement d'un climat tropical à un climat plus désertique. Le volume d'eau versé dans le lac a commencé à diminuer il y environ 17,000 ans.

Nous allons nous balader deux jours sur le salar comme seul repère la carte GPS, car l'horizon est si lointain que nous n'avons aucune notion des distances. Ce qui nous a surpris le plus, à part les paysages irréels d'une beauté extraordinaire, c'est le silence ABSOLU, pas une créature vivante peut survivre à ces conditions extrêmes. Nous avons la chance d'être en altitude, sinon en journée nous ne pourrions supporter le soleil , par contre la nuit la température descend au-dessous de 0°c .

Nous poursuivrons ensuite la route vers la région inhabitée du sud Lipez.

A bientôt, Fina et Alain

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